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lundi 10 mars 2014

Parenthèse musicale - FAUVE



Pour une fois je vous propose une chanson. Evidemment pas de moi. C'est de FAUVE, un groupe que j'aime énormément, encore plus quand je les ai vu en concert à Montréal le 22 février.
J'ai une énorme préférence pour les chansons francophones car autant j'aime écrire, j'aime lire, j'aime entendre en comprenant ce qui se dit. J'aime les chansons à textes et j'ai eu le coup de foudre pour FAUVE.
J'ai choisi cette chanson, extraite de leur denier album "Vieux Frères" car elle dégage une douceur et un doux optimisme. Elle est un peu différente des autres chansons qui parlent plus de leurs échecs, des changements dans leur vie, ceux qu'ils ont réalisés, ceux qu'ils veulent atteindre. "Lettre à Zoé" est un baume à l'âme, une jolie parenthèse poétique qui donne une envie de voyage, de promenade main dans la main sur le bord de mer, de voyages en train à l'inconnu avec la main sur le coeur...

(La vidéo de l'extrait de la chanson avant de la mettre en ligne)


Dans la même douceur et dans le même optimisme, pour moi la plus belle des chansons de FAUVE mais présente sur aucuns albums. "4.000 îles" :

Quand toute la salle chante cette chanson, et surtout quand tous le monde fait les choeurs, c'est magique ....


J'espère que cette parenthèse découverte musicale ou partage si vous connaissiez déjà, vous aura plu.
Bonne journée ! 
Cawoyin

vendredi 28 février 2014

Un matin glacial ensoleillé.

"Et puis un jour on passe à autre chose, on ouvre nos paupières closes, un matin on sait pas pourquoi, on sait pas comment, mais ça va."

Il est arrivé un matin, comme ça, ni en frappant à la porte ni en lançant de petits cailloux à ma fenêtre. Mon coeur n'était pas prêt pour s'ouvrir aux autres : il faut dire qu'il avait un peu souffert et était devenu méfiant. Mais ma tête, plus clémente, lui octroya le bénéfice du doute et lui offrit un peu de sa confiance. Cela ne lui suffisait pas à lui, car lui ce qu'il voulait c'était me posséder tout entière, que je sois dépendante de lui et qu'il soit le seul dans mon coeur pour toujours et à jamais ...
Il commença à me voir ponctuellement tout d'abord. Il savait qu'il arrivait à un moment difficile de ma vie comme le lui avait fait comprendre mon coeur trop fragile et trop fermé. Il avait donc eu la délicatesse de ne pas s'imposer dans un premier temps, ce qui ne l'empêchait pas d'essayer de marquer un peu mon esprit petit à petit ...
Le temps passa ainsi, parfois durant plusieurs jours d'affilés il ne se montrait plus, mon coeur et ma tête se laissait donc aller à leurs problèmes seuls. Puis il réapparaissait quand je m'y attendais le moins, un matin ou en fin de journée, il était là et il m'attendait. Alors on réapprenait à se parler, le contact se faisait graduellement plus proche et plus intime mais il n'était pas encore tout à fait sincère et ouvert. Il gardait une distance douce et attentionnée avec moi. Vous savez, les blessures que portent le coeur sont parfois tellement marquantes, qu'il ne sait pas correctement les gérer seul et cela devient difficile de s'ouvrir et de partager avec quelqu'un d'autre ses poids.
Il faut quand même savoir que le temps est terriblement guérisseur. Je ne m'en étais pas encore rendue compte mais lui l'avait compris et c'est pour ça qu'il était resté tout ce temps près de moi, se faisant tantôt omniprésent, tantôt distant.
Un beau matin, en même temps que ma tête se réveillait, disparaissaient en moi les barreaux de la cage retenant mon coeur pour le laisser se libérer doucement. Ce matin-là il tenait ma main, il était là près de moi. Je ne sais pas depuis combien de temps nous étions proches ni depuis combien de temps nous marchions côte à côte mais à ce moment cela m'apparu, il était revenu dans ma vie, il était vraiment là pour moi, et j'étais prête à m'offrir corps et âme pour lui.
C'était un matin glacial d'hiver, le soleil était levé et éblouissait le ciel bleu parsemé de ça et là de quelques doux nuages. C'était un matin nouveau, un matin où le Bonheur reprenait sa place auprès de mon coeur et de ma tête, où le Bonheur commençait de nouveau à m'accompagner et m'aidait à porter mes tristes souvenirs et blessures. C'est grâce à lui que je suis de nouveau sereine, que les nuits sont moins froides et moins mélancoliques, que les mauvaises nouvelles sont plus surmontables et que l'amour renait dans mon coeur. Un amour non pas exclusif et témoigné à une seule personne, non celui-là il faudra plus de temps et de chemin pour qu'il renaisse un jour mais un amour pour la vie, un amour pour mes amis, ma famille, pour les personnes que je rencontre, et pour lui tout simplement, le Bonheur.

jeudi 13 février 2014

Ambre


"Si seulement tout pouvait être aussi parfait..." pensa-t-elle avant de s'endormir. Cette soirée avait été très prometteuse sur la suite de leur vacances entre amis. Julian les avait convaincu après de longs mois d'argumentation de se rendre dans la maison de vacances de son parrain en Espagne. Ce n'était pas la destination la plus originale mais elle restait la plus exotique qu'ils pouvaient s'offrir.
Pour que tous acceptent il avait avancé sa carte maitresse : une maison généreusement offerte, aux Îles Baléares qui était située en bord de de plage. Le plus gros problème qu'ils durent affronter était le prix du billet d'avion. Mais en s'organisant suffisamment à l'avance chacun y trouva son compte, et en ce début du mois de juillet ils s'envolèrent pour Majorque. 
C'est ainsi qu'ils commencèrent leurs vacances dans une maison à leur merci, prêts à s'amuser et passer de merveilleuses vacances inoubliables.
Ils avaient prévus de sortir chaque jour pour se promener dans la ville ou faire un peu de sport et les soirs prendre un verre, aller dans un club ou bien manger sur la plage. Ils étaient jeunes, ils avaient économisés de leurs anciens job et ils étaient loin de tout, ils n'allaient pas se priver. Ambre qui avait un peu peur de rapidement s'ennuyer sur cette île bien que bien entourée se réjouissait de ce programme. Slimane avait réussi à ramener un peu d'alcool et ils prévoyaient de réaliser d'uniques cocktails sur le sable baléare autour de feux de joie. Ils trouvèrent un coin un peu désert dans une crique proche de leur maison pour s'isoler et ils s'imaginèrent seuls sur terre, perdus sur une île déserte... Ce soir-là justement ils avaient prévu d'y faire leur premier feu de camps et y cuire des beaux morceaux de viandes achetés dans la journée par Lydia et Léonie.


Tout le monde était excités à l'idée de passer son premier repas sur la plage. Ils étaient arrivés tôt dans la journée et les 7 amis avaient eu juste le temps de s'installer dans la villa rapidement, de faire un minimum de premières courses et de se baigner dans la piscine avant de décider de préparer un barbecue pour le diner. Ils étaient donc assez fatigués mais suffisamment motivés pour se répartir les tâches de leur première soirée efficacement.
Ambre devait s'occuper de préparer le feu. Elle était donc partie ramasser en retrait sur la plage des morceaux de bois. "Tu te la joues école buissonnière?" entendit-t-elle dans un chuchotement. Surprise elle lâcha le peu de bois qu'elle avait trouvé et se retourna vivement. "Oh mon dieu tu m'as fait peur Mathieu! Qu'est-ce que tu fais là, je pensais que tu étais allé avec Julian à la maison chercher les couverts et tout le reste ?
- Oui c'est ce que je devais faire mais je t'ai vu partir toute seule, et quand Justine m'a dit qu'on ne devait pas trop tarder j'ai pensé venir t'aider à ramasser le bois à la place, c'est tout. Mais c'était aussi pour te surveiller pour voir si tu n'en profitais pas pour te tourner les pouces pendant qu'on s'activait tous !
- Ah c'est gentil mais tu sais je peux me débrouiller toute seule, et je n'oublie pas quand on me demande quelque chose à faire moi! le taquina-t-elle en référence à une ancienne soirée. Puis Julian va avoir du mal pour tout ramener seul tu ne penses pas ?
-Tu ne veux pas de moi ici c'est ça ? Excuse-moi je ne pensais pas te déranger avec ton rendez-vous avec la nature.... répondit-il faussement déçu.
-Ah euh non non ça ne me dérange pas que tu sois là, je me demandais juste si tu ne pouvais pas être plus utile ailleurs, je veux dire que tu n'avais pas besoin de venir m'aider spécialement..."
Ambre était à vrai dire un peu mal à l'aise par la présence soudaine de Mathieu à l'écart avec elle. Depuis quelques mois elle se sentait de mieux en mieux avec lui, leur complicité était de plus en plus forte et pourtant sa présence actuellement la rendait gauche et mal à l'aise. Se trouvant idiote elle essaya de reprendre ses esprits :
"Les effets de surprise avec la fatigue et dans la nuit noire c'est pas trop pour moi, mais maintenant que t'es là rend toi utile et au lieu de te moquer de moi, ramasse !
-Ah c'est mieux comme état d'esprit, je préfère quand tu prends les choses en main... laissa-t-il glisser dans un sourire.
-Tu as besoin d'être encouragé c'est normal, mais ne t'en fais pas tu es un grand garçon tout va bien se passer!" Elle répliqua sur le ton de la plaisanterie pour éviter une situation inconfortable pleine de sous-entendus douteux. De toute façon Ambre n'aimait pas les sous-entendus, ça la rendait folle de s'imaginer ce que voulait vraiment dire tels mots, tel sourire ou tel regard. Elle n'était pas prude ou gênée par les références sexuelles, mais venant de Mathieu et dans un cadre un peu trop intime étrangement ça ne la faisait plus du tout sourire.
L'aide de Mathieu se trouva en réalité vraiment utile, ils purent ainsi après une dizaine de minutes revenir avec assez de bois pour démarrer un beau feu. Julian était aussi revenu avec les assiettes et les couverts en plastiques, Justine avait improvisé une table avec des tapas sur une planche de bodyboard, Lydia avait préparé la nourriture sur les brochettes, Léonie finissait un énième arrangement pour la playlist et bien sur, Slimane préparait un ou deux cocktails spéciaux pour fêter le premier barbecue de la bande sur la plage de Majorque !
Une fois les préparatifs terminés, le feu allumé, les verres pleins, les 7 amis trinquèrent à la beauté de leur vie en espérant que tous les jours soient si simples et agréables.
La soirée était parfaite et la viande était en plus délicieuse, chose qui ravissait tout le monde! Lydia, Justine, Léonie, Julian et Slimane s'était lancé dans une danse des plus approximative autour du feu, l'alcool et d'autres éléments aidant leur folie à s'exprimer sur les rythmes des playlists estivales.
Pendant ce temps, Ambre regroupait un peu à l'écart les assiettes et couverts pour éviter de rendre le coin sale à cause d'eux. Elle utilisait cette excuse en réalité pour un peu s'éloigner du bruit et de la fête, elle aimait être juste spectatrice parfois. Pendant quelques minutes elle arrêta son activité et regarda ses amis danser. Son coeur se gonfla d'une chaleur douce. L'amour qu'elle ressentait pour eux était vraiment fort, elle était vraiment heureuse en cet instant de vivre ces vacances avec cette bande d'enfants intrépides qui étaient ses meilleurs amis.
"Tu t'es égarée jolie fleur ?" À nouveau, Mathieu la prit par surprise en venant lui parler dans son dos.
- Il faut vraiment que tu arrêtes de faire ça, je vais avoir une crise cardiaque à un moment donné ! riposta-t-elle encore un peu sous le choc. Et non du tout, je ne faisais que ranger quelques affaires.
- Tu ne préfères pas venir t'amuser avec nous ?
- Oh si, mais j'allais revenir après de toute façon, je ne rentrais pas, sois rassuré va.
- Je ne suis pas tout à fait rassuré de te voir toute seule à l'écart... mais je vais prendre ton excuse comme valable. "
Elle ne savait plus quoi répondre, elle n'avait pas envie de lui expliquer qu'elle aimait se sentir seule parfois pour mieux profiter de la compagnie de ses amis, se mettre un peu à l'écart pour mieux se sentir vivante lorsqu'elle était entourée. Il ne disait plus rien, et comme elle avait fini de ranger, ils restaient côte à côte, regardant leurs amis s'amuser, qui pourtant les appelaient, mais eux deux ne bougeant pas et leur faisant simplement signe que tout allait bien.
Soudainement, Mathieu prit la main d'Ambre et l'emmena au loin sur la plage. Encore une fois, le comportement de ce dernier la prit de court et elle ne su quoi dire, donc sans un mot elle se laissa guider main dans la main. Ce n'était pas la première fois qu'ils se tenaient la main, mais cette fois-ci cela semblait différent, il y avait comme une tension nouvelle dans cette poigne. Leur deux mains ainsi liées, tous deux seuls, marchant sur la plage sous cette nuit étoilée... tout cela créait une ambiance particulière.
Il n'y avait plus rien d'important mis à part eux deux, mis à part leurs mains ensemble... et c'est à ce moment qu'Ambre réalisa qu'elle était réceptive à des sentiments plus forts que de l'amitié pour Mathieu.
"Euh ... tu nous emmènes où ? Car en fait là on commence à bien s'éloigner, et je ne vois pas jusqu'où tu comptes m'emmener... " Finit par demander Ambre.
Mathieu se retourna face à elle, un grand sourire sur le visage.
"Tu n'a rien de précieux ou de fragile sur toi jolie fleur ? demanda-t-il.
- Non... J'ai tous laissé à la maison, je ne voulais pas perdre quoi que ce soit sur la plage si je n'étais plus en état de savoir où je me trouvais, si tu vois ce que je veux dire... répondit-elle sans comprendre où il voulait en venir.
- Et bien tout est parfait alors!" s'écria-t-il tout joyeux.
Puis à peine finit sa phrase, sans prévenir, il emmena Ambre en direction de l'eau en courant, en tenant toujours fermement sa main.
Elle se laissa entrainer, courant avec lui en se mettant à rire face au burlesque de la situation. Les deux amis en entrant dans l'océan si vivement perdirent l'équilibre, Ambre trébucha et tomba sur Mathieu, le poussant complètement dans l'eau.
- Je suis désolée! s'esclaffa Ambre. Quoi que de toute façon c'est toi qui m'a entrainé pour se baigner, je ne vois pas pourquoi je m'excuserai de t'y avoir précipité!
- Tu m'es quand même tombée dessus, je ne m'attendais pas à une entrée si violente! répondit-il gaiement.
- Tu veux nager ? Maintenant qu'on y est, autant en profiter un peu ...
- Pourquoi pas, on voit jusqu'où on peut aller ?
- C'est parti!" déclara-t-elle en joignant le mouvement à sa parole.
Ils se mirent donc à nager au large, leurs vêtements les gênant, ils avançaient lentement, silencieusement et ils profitaient tout simplement de cette sérénité que leur offrait l'océan endormit.
Au bout d'un moment Ambre s'arrêta et proposa de retourner vers la plage, elle nota aussi que si leurs amis les cherchaient ils pouvaient s'inquiéter de ne les trouver nul part. De retour là où ils avaient pieds Mathieu reprit la main d'Ambre.
" Tu sais je ne vais pas m'enfuir, tu n'es pas obligé de me tenir, se sentit-elle obligé de répondre.
- J'ai juste envie de te tenir la main... " Il se tut, et se tint face à elle.
Il a vraiment des yeux clairs, même de nuit on dirait qu'ils brillent, pensa Ambre. Puis, Mathieu passa sa main dans les cheveux rouges d'Ambre.
- J'aime beaucoup quand ils bouclent lorsqu'ils sont mouillés, ça te donne un air de sirène, comme Ariel un peu même si tu ne les a pas aussi long ....
Elle ne répondit rien, son coeur battait un peu plus vite que d'habitude. Elle se dit que c'était la première fois que quelqu'un lui faisait un compliment aussi beau. C'était enfantin, sincère et très doux. Ils restèrent ainsi, face à face, à moitié dans l'eau pendant un long moment. Il n'y avait pas besoin de mots, les mots en disant trop ou pas assez, seul le silence et leur regard suffisait en cet instant. C'était un moment hors du temps, et sous le ciel étoilé se tissaient les prémices d'un sentiment nouveau et innommable...


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Tout le monde dormait de façon plus ou moins calme, plus ou moins confortable. Justine et Léonie n'avait pas eu la force d'ouvrir le canapé clic-clac et s'étalaient donc dessus dans un équilibre instable. Les autres avaient la chance d'avoir des lits prêts à l'emploi et n'avaient pas eu de problème pour se coucher paisiblement. Le canapé se partageait à tour de rôle, et vu que dans le groupe d'amis régnait une parfaite entente et complicité, il n'y avait aucun malaise de partage mixte de lits ou du canapé, ce qui simplifiait les choses !
La soirée avait été longue et très belle. Après le retour des deux nageurs, tout le monde s'installa sur des bout de bois ou à-même le sable autour du feu, le temps que Mathieu et Ambre se sèchent et les autres de se reposer de leurs danses. Lydia proposa un jeux de devinettes et d'histoires sans fin à se raconter ... Le jeu dura longtemps, chacun se rappelant d'une nouvelle blague ou d'une nouvelle histoire. La fatigue n'avait semblait-il aucune emprise sur eux sept. Le clapotis des vagues allant et venant sur la plage en fond sonore, sous le ciel étoilé méditerranéen, ils étaient transportés hors du temps autour de ce feu de joie sans cesse maintenu en vie par les éclats de rire et de bois. Slimane, le premier à avoir bu, a aussi été le premier à se laisser séduire par Morphée. Ce fût le signal pour les autres de rentrer se coucher, ce qui s'est avéré être un effort assez important. L'appel du doux sommeil était un moteur suffisant pour les faire arriver debout à la maison.
L'absence momentanée de Mathieu et d'Ambre auprès du groupe avait très peu fait parler au final, et même eux deux n'avait pas laissé leur escapade influencer le reste de la soirée. Le fait que rien en apparence n'avait changé ne signifiait pas que les esprits ne s'échauffaient pas dans l'ombre ... En effet, Ambre gardait un souvenir mémorable de ces instants volés en compagnie de Mathieu. Maintenant confortablement installée dans le lit à côté de Justine, dans le silence particulier de la nuit, elle se remémorait les yeux fermés la main de Mathieu, son sourire pour elle seule, sa voix lorsqu'il la complimenta... Puis ses pensées dérivèrent pour se porter sur son corps, son t-shirt mouillé, son corps qui se dévoilait dans le clair de lune juste pour ses yeux à elle. Ses joues s'empourprèrent, son corps ne restait pas indifférent à ces images de Mathieu et une douce chaleur commença à l'envelopper, et à descendre le long de son corps jusqu'entre ses cuisses .... Elle s'endormit rapidement accompagné par de doux fantasmes.

vendredi 24 janvier 2014

5, 4, 3, 2, 1 ... nouveau départ.

Il y a comme un bordel dans ma tête.
Je suis en train de changer, de commencer un tout nouveau chapitre de ma vie.
Naïvement je pensais que je l'avais déjà commencé quand j'ai quitté la France, quand je suis venue m'installer à Montréal pour étudier, mais je me trompais.
Et la source de mon erreur tenait à une personne. Il y a des choses qu'on ne comprend pas totalement, même avec un peu de recul, même en les analysant, et ça en fait partie. Je sais maintenant que j'ai perdu mon temps, que j'ai été obsédée par lui et que je suis passée à côté de certaines choses durant ces premiers mois à Montréal par sa faute. Ou la mienne, je pense que c'est ma faute, mais que c'est à cause de lui ...
Je crois que je serais toujours comme ça, à m'accrocher à l'impossible, en souffrir et me rendre compte avec le temps et le recul de l'idiote que j'ai été. Je pense que c'est dans ma façon d'aimer mais je ne veux plus que ça soit une fatalité. Je veux enfin apprendre de mes erreurs et ne plus jamais, jamais, me comporter à nouveau comme je l'ai fait avec ces anciennes histoires.
Je commence à comprendre que je ne peux pas continuer ainsi, et je ne peux pas chercher de l'aide dans les bras d'un autre homme pour en oublier un autre. Il est impossible d'oublier quelqu'un en s'engageant avec quelqu'un d'autre. Tous ce que l'on pourra y trouver c'est le manque de l'autre, de celui que l'on veut oublier. Son absence et le fait de le remplacer le rendra encore plus présent car c'est lui qu'on voudrait serrer dans nos bras, pas un autre au final ...

Il y a comme un vide en moi, un manque impossible à combler. Un manque que je dois apprivoiser, refouler, oublier, et remplacer par d'autres sentiments.
Je me déteste dans ces moments-là, car je réalise que tout vient de moi, ma souffrance, mon mal-être nocturne et solitaire c'est moi qui l'ai cherché, c'est moi qui me suis accrochée.

Maintenant, il faut lever la tête. Sortir la tête de l'eau et avancer. Je ne peux plus vivre en ressassant mes erreurs, je dois les accepter et m'en servir de leçons pour ne plus devenir dépendante de quelqu'un, pour ne plus m'accrocher à quelqu'un plus que lui ne le fais, ne plus me créer des espoirs qui ne créeront que déceptions sur déceptions.

C'est une nouvelle année, c'est un nouveau départ, il le faut.

lundi 30 décembre 2013

Rétrospective 2013

Mon année 2013 ... Je ne saurais la résumer qu'avec un seul mot : riche. Riche en évenements, en découvertes, en nouveautés, en premières fois, en aventure, en souvenirs ...

En 2013, j'étais en terminale ES. J'ai passé en mars de cette année le concours pour Sciences Po Paris à Poitier, au Futuroscope (que j'ai visité en famille pour l'occasion). Je ne l'avais pas préparé par choix, j'ai donc échoué par choix. J'ai découvert la Bourgogne durant ces vacances.

Est née en moi, le projet de partir étudier en sciences politique à Montréal, ça prenait toute ma tête, mais je n'arrivais pas encore à le dire à mes parents. Je n'osais pas leur dire, que leur fille de 17 ans, voulait s'envoler au Québec dans quelques mois, et y habiter pour au moins 3 ans le temps de sa licence...

J'ai passé mon Baccalauréat, mention bien, 15 de moyenne. Bonheur.
Fin du lycée. Enfin.

Vacances entre amis à l'océan. Une semaine, des souvenirs, les derniers ensemble avant .... 3 mois.

J'ai fait une rencontre par internet datant d'octobre 2012. Une rencontre étonnante, qui s'est mue en flirt, en amitié, en complicité, en une relation de plus en plus forte ... en une rencontre décisive.
Cette année a été marquée par cette rencontre toute particulière. Je l'appellerais ici par G, aucun lien avec son prénom.

J'ai été acceptée à l'Université de Montréal, admise officiellement. Prémices d'un nouveau départ ...

J'ai fait un voyage au Pérou, pendant 3 semaines. Un voyage extrêmement riche en paysages, souvenirs d'images uniques, comme le Machu Pichu, la cordillère des Andes enneigées, Lima, ou Cuzco.

Au retour du Pérou, je commence et fini la préparation de mon départ pour le Québec.

On apprend le cancer de la gorge de mon père. Je vais partir dans quelques semaines.

25 août, je m'envole pour Montréal avec ma mère et ma soeur qui sont parties m'aider à m'installer, aide physique et psychologique aussi.

Je me suis éloignée de G, la réalité de la distance qui nous sépare à présent fait mal, les sentiments s'attisent, comme pour créer des ponts solides sur cet océan qui nous sépare à présent.
Une relation sous le thème de l'ascenseur émotionnel, on vacille entre des choses comme le bonheur, des sentiments, une attirance et parfois de la tristesse, un peu de déception, du désespoir, le pessimisme ...

Début d'études vivants, avec initiations, soirées, rencontres en masse. J'ai 18 ans. Je le fête avec des gens avec qui je trainais à ce moment, avec le recul je me suis rendue compte de leur non-intérêt pour moi. Enfin, sauf un.
Puis vite le désenchantement, perte de motivation, renfermement sur moi-même, oscillement entre perte d'espoir et espoir avec G, blues et malgré un retour en France d'une semaine en octobre, je n'arrive pas à retrouver de motivation, à sortir voir des gens, à être heureuse...
Seul G m'aide à aller mieux parfois.

Puis les examens arrivent, la réalité me frappe : je ne validerai qu'un ou deux cours, c'est officiel.
Qui dit examens, dit fin d'année et donc retour en France pour les vacances de Noël.
Je vais voir G à Paris, bonheur.

Je rentre en France, le plaisir de rentrer à la maison, retrouver ses marques. Mes parents m'organisent une fête d'anniversaire surprise avec tous mes amis au complet pour mes 18 ans.
Noël en famille, début d'un sentiment de distance vis à vis de ma famille. Je suis contente de revenir à la maison, mais le retour à la dépendance parentale m'agace. J'ai besoin de m'émanciper.

Je vois G à Paris, le lendemain il part vers un autre pays, pour un an. On s'aime le temps d'une journée. Séparation déchirante.

Et puis voilà, on y est, on est le 31 décembre 2013, cette année se finit demain, entre amis, pendant une fête, dans la joie et dans l'alcool.
Mais je voudrais être avec G.

Dans quelques jours c'est le retour à Montréal, nouvelle session, nouveaux cours, nouveau départ encore une fois.

Bonne année 2014 !

samedi 9 novembre 2013

J'aimerais

J'aimerais y croire. Avoir le droit, encore une fois d'espérer. De continuer à faire ce que je fais de mieux, imaginer un beau futur, une fin heureuse.
J'aimerais me dire que c'est possible, et j'aimerais m'en convaincre.
J'aimerais pouvoir être patiente et assez forte pour attendre que ça soit possible, que ça devienne réel.

Mais je sais. Je sais que tout ceci n'est qu'une mascarade, je sais que nous avons voulu jouer trop longtemps. On s'est amusé, on a suivi des règles, on en a brisé, on a pleuré et on a été heureux parfois, j'espère. On a vécu notre jeu jusqu'au bout, mais cela est fini, n'est-ce pas ?
On dit que c'est fini ... mais est-ce que cela a jamais commencé ? C'était une illusion ce jeu, un jeu de miroirs, un jeu d'espérances, de futurs flous et impossibles.
Nous étions comme deux jeunes enfants, qui ne comprenaient pas que le Temps était leur ennemi le plus puissant, que la réalité ne permettait pas les jeux d'enfants, ni les rêves d'enfants.
Et pourtant ... j'ose espérer, encore et toujours, du plus profond de mon coeur, que l'on ne perd jamais nos rêves d'enfant, que l'on oublie jamais ce qui nous a fait rêver.

Tous ces rêves d'enfants auxquels je m'accroche désespérément, je ne veux pas les voir disparaitre au fond de ma mémoire. Et même si je sais que c'est vain, je veux continuer à y croire, à croire en l'espoir qu'ils portaient, croire au bonheur qu'ils amenaient à vivre.

Et après tout ça, j'aimerais que toi aussi tu veuilles y croire, et j'aimerais que tu t'en souvienne, de nos jeux d'enfants amoureux.

lundi 16 septembre 2013

Ecrire c'est aimer.

Je veux écrire, mais parfois, seule l'envie est là, l'inspiration ne vient pas. Alors on pose quelques phrases, on espère avoir une idée, que cela va donner quelque chose de bien au final, qu'on sera lu et apprécié ... Mais on ne sait pas, on ne peut pas savoir si on va réussir à faire quelque chose de bien alors on continue d'écrire, et on verra bien.

Je ne sais pas très bien inventer des histoires, et pourtant j'adore cela. C'est bête hein, aimer quelque chose et ne pas réussir à bien le faire ? C'est comme aimer quelqu'un parfois, et ne pas savoir lui dire, ne pas pouvoir lui montrer. On ne trouve pas les mots non plus, on ne sait pas comment mettre nos idées, nos pensées à plat pour que ça donne quelque chose. Alors voilà, écrire c'est une histoire d'amour au final. On se lie à ce qui se passe, c'est entre nous et ce qu'on imagine. Ne pensez pas qu'il faut être fou, ou affreusement solitaire pour vivre ce genre d'histoire. Je ne le suis pas le moins du monde (du moins je ne suis pas solitaire) et pourtant j'en vis des histoires d'amour littéraire. J'ai eu des histoires lesbiennes et hétérosexuelles, j'ai aimé et j'aime encore ces personnages, ces histoires, ces vies.
Un auteur disait qu'il était très dur pour un écrivain de tuer son personnage, surtout son personnage principal. Encore une fois je reprend la métaphore de l'histoire d'amour. Tuer un personnage, le faire disparaitre c'est comme un chagrin d'amour. On a vécu des choses ensemble, on a construit quelque chose, et après un certain temps ça doit être fini. Des fois on sait dès le départ que c'est fichu, que ça ne marchera pas, qu'il y aura une fin malheureuse, et pourtant on continue, on s'acharne, on essaye d'y croire et de trouver un échappatoire.
Parfois, l'on aime tellement écrire, que l'on ne se sent compris qu'en écrivant, qu'en s'écrivant. On devient Narcisse qui se noie dans ses propres paroles, se suffit à lui même et à son imagination emplie de personnages aimés et détestés.

Et puis viennent les périodes de "break". On écrit plus, on y arrive plus, on n'arrive plus à aimer. Ecrire c'est aimer. Nos vies se confondent et nous n'arrivons plus ni à aimer nos personnages, ni nos amours réels. Nous devenons un peu solitaire, nous nous éloignons des choses fortes, celles qui vous transporte. On vit des choses, on expérimente mais on a perdu la chaleur d'antan, celle qui nous faisait écrire des lignes et des pages à la suite, celle qui nous faisait rencontrer Genna et les autres. On n'y arrive plus, on a la "flemme" de se poser et de passer du temps avec ces personnages et personnes que nous aimons, et qui nous aime. Pas besoin d'être en dépression pour ça, c'est un passage, c'est un moment de creux dans nos vies.

Un jour cela revient, on ouvre une histoire, on se replonge dans quelque chose. On se dit qu'on n'arrivera plus à aimer mais qu'on peut essayer d'y croire au moins. Alors on reprend la plume ou le clavier, et on se remet à vivre des choses.
Il suffit parfois simplement d'un nouveau départ, d'un élément nouveau pour nous faire changer, pour nous redonner la foi. Tous le monde change, tout change. Mais nous restons toujours lié à ce dont nous avons vraiment besoin.

Si un jour tu tombes amoureux de la plume, si à un moment de ta vie, enfant, jeune, adulte, tu as gouté au plaisir d'écrire, d'imaginer, de poser tes idées, tes pensées, tes rêves, ta vie, ce plaisir là tu le retrouvera un jour.
Ecrire c'est aimer, c'est comme un premier amour, et on oublie jamais notre premier amour.