J’ai besoin de te le dire, même si ce n’est plus pareil qu’avant, même si c’est quelque chose de différent et de pourtant constant, quelque chose qui est là, toujours présent mais qui ne m’empêche pas de vivre, qui ne m’empêche pas de rencontrer de nouvelles personnes, qui ne m’empêche pas d’aimer. J’ai besoin de te le dire, que je t’aime. Je peux vivre avec, car c’est ce que je fais, je peux te parler en sachant qu’il ne semble pas y avoir d’avenir pour nous deux, je peux être heureuse pour toi si tu es heureux dans ton couple, et je peux tout de même savoir que je t’aime et que c’est ainsi, ce n’est pas grave, j’en aimerais d’autres, mais toi pour le moment c’est particulier, tu es comme un fond sonore dans mon coeur, une mélodie qui ne me quitte pas même quand je l’oublie, et que je ne l’entend plus, que je ne l’écoute plus. Et tu vois, j’ai besoin de toi, car tu es spécial pour moi, et je voudrais qu’on puisse être heureux en se parlant comme avant, qu’on puisse rester en contact simplement sans devoir faire des choix qui ne convienne à aucun de nous. Maintenant tu n’as pas voulu m’expliquer, tu as fait le choix de ne plus me parler, ce que je respecte après tout car tu dois avoir de bonnes raisons pour en arriver jusque là. Sache juste que je t’attendrais toujours, que j’attendrais que tu en ai envie, que tu te sentes capable de me reparler. Je ne peux pas t’en vouloir même si je commence à être fatiguée de répéter toujours le même scénario et que je sois toujours plus ou moins à te supplier. Maintenant je laisse, de toute façon je n’ai aucun moyen de t’atteindre ou de faire quoi que ce soit de plus.
vendredi 19 septembre 2014
Mon paradoxe.
Je veux écrire pour moi. Ma façon d’écrire est des plus égoïste, c’est pour ça que les textes qui me viennent le plus facilement sont écrit à la première personne. Lorsque qu’un personnage même parle à la première personne, c’est moi qui parle à travers son image. Est-ce une thérapie ? Je ne sais pas, je ne ressens pas un besoin de me soigner de quoi que ce soit, mais j’ai besoin de parler.Je ne suis pas capable de beaucoup me confier, donc j’écris, ce que je n’ose exprimer, ce que je n’ose confesser, de peur du regard de l’autre, mais surtout de l’embêter, de le gêner avec ma vie, mes histoires, mes pensées… J’ai peur de déranger avec mes histoires, de coeur, de vie, alors qu’au final les amis servent à ça, mon entourage sert à ça. Mais je n’y arrive pas, je ne peux pas, alors, j’écris, et je trouve donc mes textes égoïstes, alors même que j’écris justement dans le but d’éviter de parler de moi égoïstement aux autres… Mon paradoxe à moi.
Pensées d'amour
Ma vie est séparée en deux. Il y a la partie publique, commune,
générale, celle qui remplie ma vie. Ma famille, mes amis en font partie, mes
études, mes ambitions, mes échecs aussi, certains doutes, certaines peines
mais… pas toutes. L’autre partie lui est réservée. Il arrive que je l’oublie,
même pendant quelques mois elle disparaît, elle se terre au fond de moi, dans
un coin sombre, pour se protéger de la lumière qui me remplit pendant ce temps,
de cette chaleur qu’elle n’apprécie pas trop. Cependant, quoi qu’il arrive,
elle est là, cette partie de moi, elle ne me quitte pas, pas pour l’instant. C’est comme une
mélodie, un fond sonore qui joue dans mon cœur, qui m’accompagne, une mélodie
tellement connue et entendue qu’elle disparaît, qu’elle se noie dans les autres
bruits de ma vie, dans les autres sentiments que je traverse. Je ne peux rien y
faire, autant je ne peux pas l’éteindre, autant je ne peux pas la rendre
réelle. Cette mélodie c’est lui, cet homme, cet homme qui n’est plus présent
dans ma vie qu’en terme de souvenirs. C’est puérile certainement, c’est faible
de n’avoir pas réellement tourné la page vous me direz. Et pourtant, je suis
forte. Pourquoi ? Je suis forte car je peux vivre avec, je l’ai acceptée,
cela ne me fait plus souffrir, ou seulement lorsque le moment n’est pas à la
gaieté. Puis surtout, je l’aime, cette mélodie. Elle n’est qu’amour, elle n’est
que douceur, mélancolie certes, mais elle chante des sentiments tendres, qui
même ne pouvant plus l’atteindre, me réchauffe le cœur, me sont une présence constantes,
des amis qui connaissent mes pensées les plus profondes. Vous savez, il n’est
pas si facile de s’avouer certaines choses, de s’avouer qu’on l’aime toujours,
même s’il a trouvé quelqu’un d’autre que soi-même, même si on ne peut plus lui
parler, on ne peut plus le voir. C’est difficile de s’avouer que ce que l’on
ressent est vain, peut nous faire souffrir si l’on y pense mal mais que c’est
le sentiment le plus profond que l’on a.
L’amour… Qu’est-ce donc ? Doit-on l’abandonner si l’on ne le
vit que seul, si l’on sait qu’il n’a pas d’avenir, s’il remplit nos
pensées ? Je ne pense pas. Tout ce que nous pouvons faire c’est de remplir
son esprit et son cœur d’autres sentiments amis. Il faut dire à notre cœur,
qu’il n’existe pas qu’un seul sentiment capable de nous rendre heureux, qu’il
n’a pas la primauté du bonheur. Certes, il a un pouvoir assez inégalable, mais
lorsqu’il arrive à une impasse, il faut lui trouver une ligne de fuite dans le
tableau de notre vie. Il faut créer cette porte, ce portillon, ce chemin pour
qu’il s’échappe petit à petit, et qu’il puisse revenir le moment venu. Ne
cassez pas le mur de cette impasse, pour en reconstruire un par la suite, quand
l’amour s’en sera en aller. Laissez-lui une chance, laissez lui l’occasion de
revenir, lorsqu’il aura trouvé un meilleur moment dans votre vie.
Ce sentiment est la base de tant de choses, il a inspiré tous les
poètes, les peintres, les sculpteurs, les écrivains, il touche tant à notre
vie, notre quotidien, qu’on ne peut l’ignorer, l’éviter, le fuir. Il a été
conté dé tant de façons différentes, chaque sentiment qu’il a créé, chaque
émotions on été décrites, du bonheur le plus pur qu’il apportait, au plus
sombres abymes dans lequel il noyait certains amoureux. Je l’aime ce sentiment,
c’est le plus complexe, le plus insaisissable, le plus mystérieux, le plus
connu des sentiments, et jamais personne ne peut le maitriser totalement. C’est
aussi pour cela que je déteste les descriptions préconçues pour décrire l’état
amoureux. Personne ne devrait jamais répondre par quelque chose de factuelle à
la question « Comment je peux savoir si je l’aime ? ». Non, tu
n’es pas amoureux que lorsque tu ressens des papillons dans le ventre, non tu
n’es pas amoureux que lorsque que tu penses à lui à chaque seconde de chaque
jour, non tu n’es pas amoureux que lorsque tu perds tes mots en face de cette
personne, non tu n’es pas amoureux que lorsque tu imagine un avenir avec cette
personne, non tu n’es pas amoureux que lorsque tu souhaite vivre avec elle, non
tu n’es pas amoureux que lorsque tu as des symptômes raconté par telle ou telle
personne.
J’ai aimé, sincèrement, une personne. Il est vrai que certaines
choses citées plus haut me sont arrivées, mais je savais déjà que je l’aimais.
L’amour est la chose la plus subjective au monde, on ne peut la décrire à
quelqu’un qui se demande si il est amoureux avant de ne l’avoir jamais connu.
C’est comme expliquer un orgasme à quelqu’un qui n’a jamais connu de relations
charnelles. La seule chose que cela peut permettre, c’est un sentiment de doute
constant, de remise en question. « Je n’ai pas ressenti les papillons
quand je l’ai vu, je dois pas l’aimer sincèrement… », « Je n’ai pas
envie de passer ma vie avec lui/elle, ça ne doit pas être ça d’aimer alors ce
que je ressens… », « je n’ai pas senti une extase à me faire crier,
ça ne doit pas être ça faire l’amour… » et tant d’autres questions nocives
qui peuvent remplir notre tête.
Si tu te demandes si tu l’aimes, c’est que tu as déjà passer un cap
sentimentalement, maintenant tu ne dois pas attendre de correspondre à une
description établie par tes proches, par des magasines, pas des personnes
notoires, pour confirmer si oui ou non tu l’aimes. Ce n’est pas une maladie, on
a pas des symptômes uniques, un traitement général, et une guérison commune. La
seule personne que tu dois interroger sur tes sentiments, c’est toi-même. De la
même façon que tu ne dois pas chercher des critères précis pour savoir si tu
aimes, je ne crois pas non plus à la phrase qui dit « Quand on aime, on le
sait ». Un sentiment comme celui-ci est compliqué, alors il est possible,
quand il est nouveau dans ta vie, que tu ne saches pas le reconnaître et le
comprendre aux premiers abords, mais cela n’est pas honteux ou grave, à toi de
l’apprivoiser petit à petit.
Aimer c’est se donner, qu’on le veuille ou non. Ça fait peur, car
l’on est dépossédé d’une partie de soi-même, il y a quelque chose en nous qui
est parti chez l’autre, qui lui appartient. L’autre peut-être unique, mais
aussi multiple. L’amour est une des choses que je pense primordiale pour se
sentir épanoui. Il faut savoir aimer, aimer ses amis, sa famille, la personne
particulière pour nous. Il faut savoir que se donner dans cet amour est un
risque, un risque que l’on doit prendre. On ne doit pas le prendre à la légère
mais on doit le prendre, car en s’empêchant d’aimer, on empêche une partie de
nous de vivre.
Je vous aime, tous un petit peu, certains un peu plus, et je pense
que beaucoup de personne au cœur sec devrait apprendre à aimer, aimer l’autre,
l’autre qu’il ne connaît pas, l’autre qu’il ne connaitra jamais, ou celui qu’il
a appris à détester. Donnez-vous dans la vie, donnez-vous dans l’amour,
donnez-vous pour vous.
lundi 21 avril 2014
Je ne sais pas quoi écrire.
Je me suis dit que cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit. Je n'ai pas l'idée d'un texte précis, j'ai envie d'écrire pour parler de moi. C'est toujours ce que je fais, sauf que ce ne sera pas sous forme de fiction.
Je devrais étudier, mais je suis tellement perdue dans mon orientation, éternellement perdue, que j'abandonne tout. J'ai mes examens finaux cette semaine et la semaine prochaine, et je perds pieds. Je me sens perdue, seule au milieu d'un océan de décisions à prendre, de choix à faire, de routes à choisir, là maintenant tout de suite, car je sais que si je ne fait pas ces choix tout de suite je n'arriverai à rien, je n'arriverai pas à avancer et trouver ce que je veux vraiment.
Je ne sais pas, je ne sais pas. Quel est mon rêve, qu'est-ce que je veux faire plus tard, qu'est-ce qui me motive, qu'est-ce qui m'intéresse, qu'est-ce que j'aime assez pour en faire une vocation, qu'est-ce que je souhaite pour mon avenir .... ? Je ne sais pas, je ne sais pas.
Tout ce que je sais c'est que j'étudie en sciences politiques, que je suis partie à Montréal pour me nourrir d'une expérience, je suis en plein dedans et pour le moment j'ai tracé un flou artistique pendant ces 9 mois passés ici.
Je n'en sais pas plus, j'en sais peut-être encore moins sur ma vie, je ne sais pas.
Et il y a cet éternel problème, cet éternel dilemme entre les études, le travail et donc le futur, et les sentiments, les amis, la famille, et les amours. Tout se superpose, tout s'accumule. Une fois que je crois être forte, avoir tourné la page, avoir avancer, ça revient. Cette petite claque dans ta sérénité, dans ton insouciance. Celle qui te rappelle que ce n'est pas si simple, que tu ne peux pas faire que ce que tu aimes, qu'au final il faut que tu apprennes à te battre, affronter les choses, surmonter les obstacles, faire même des choses dont tu n'as pas envie pour avancer, gravir les échelons de la vie, pour peut-être, avec de la chance et de la volonté te dégager un futur plaisant.
Seulement voilà, mes éclairs de volonté ne dure pas, pas encore. Je suis dans la constante attente de quelque chose de plus grand, quelque chose qui me prenne par les tripes et qui me pousse jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à tout donner de moi-même dans cette passion, dans cette chose qui me transporte, qui colorerait ma vie.
Je ne vis pas au jour le jour, je vis dans le lendemain. J'attends désespérément que vienne à moi cette passion folle qui illuminera mon océan d'incertitudes pour me montrer la bonne route à prendre et me donner un radeau pour y avancer courageusement et enfin le coeur assuré et sincèrement motivé à se donner, corps et âme.
Comme je crois au grand amour, je crois à cette révélation qui arrivera un jour dans ma vie, je sens qu'avec les années, avec en quelque sortes les échecs j'avance, je me motive et j'avise mon jugement. Petit à petit, la mer se calme, et j'arriverai bientôt à séparer les eaux à l'aide de ma vocation, mon objectif de vie, pour y guider mon avenir vers un futur lumineux, ma terre promise.
lundi 10 mars 2014
Parenthèse musicale - FAUVE
Pour une fois je vous propose une chanson. Evidemment pas de moi. C'est de FAUVE, un groupe que j'aime énormément, encore plus quand je les ai vu en concert à Montréal le 22 février.
J'ai une énorme préférence pour les chansons francophones car autant j'aime écrire, j'aime lire, j'aime entendre en comprenant ce qui se dit. J'aime les chansons à textes et j'ai eu le coup de foudre pour FAUVE.
J'ai choisi cette chanson, extraite de leur denier album "Vieux Frères" car elle dégage une douceur et un doux optimisme. Elle est un peu différente des autres chansons qui parlent plus de leurs échecs, des changements dans leur vie, ceux qu'ils ont réalisés, ceux qu'ils veulent atteindre. "Lettre à Zoé" est un baume à l'âme, une jolie parenthèse poétique qui donne une envie de voyage, de promenade main dans la main sur le bord de mer, de voyages en train à l'inconnu avec la main sur le coeur...
(La vidéo de l'extrait de la chanson avant de la mettre en ligne)
Dans la même douceur et dans le même optimisme, pour moi la plus belle des chansons de FAUVE mais présente sur aucuns albums. "4.000 îles" :
Quand toute la salle chante cette chanson, et surtout quand tous le monde fait les choeurs, c'est magique ....
J'espère que cette parenthèse découverte musicale ou partage si vous connaissiez déjà, vous aura plu.
Bonne journée !
Cawoyin
vendredi 28 février 2014
Un matin glacial ensoleillé.
"Et puis un jour on passe à autre chose, on ouvre nos paupières closes, un matin on sait pas pourquoi, on sait pas comment, mais ça va."
Il est arrivé un matin, comme ça, ni en frappant à la porte ni en lançant de petits cailloux à ma fenêtre. Mon coeur n'était pas prêt pour s'ouvrir aux autres : il faut dire qu'il avait un peu souffert et était devenu méfiant. Mais ma tête, plus clémente, lui octroya le bénéfice du doute et lui offrit un peu de sa confiance. Cela ne lui suffisait pas à lui, car lui ce qu'il voulait c'était me posséder tout entière, que je sois dépendante de lui et qu'il soit le seul dans mon coeur pour toujours et à jamais ...
Il commença à me voir ponctuellement tout d'abord. Il savait qu'il arrivait à un moment difficile de ma vie comme le lui avait fait comprendre mon coeur trop fragile et trop fermé. Il avait donc eu la délicatesse de ne pas s'imposer dans un premier temps, ce qui ne l'empêchait pas d'essayer de marquer un peu mon esprit petit à petit ...
Le temps passa ainsi, parfois durant plusieurs jours d'affilés il ne se montrait plus, mon coeur et ma tête se laissait donc aller à leurs problèmes seuls. Puis il réapparaissait quand je m'y attendais le moins, un matin ou en fin de journée, il était là et il m'attendait. Alors on réapprenait à se parler, le contact se faisait graduellement plus proche et plus intime mais il n'était pas encore tout à fait sincère et ouvert. Il gardait une distance douce et attentionnée avec moi. Vous savez, les blessures que portent le coeur sont parfois tellement marquantes, qu'il ne sait pas correctement les gérer seul et cela devient difficile de s'ouvrir et de partager avec quelqu'un d'autre ses poids.
Il faut quand même savoir que le temps est terriblement guérisseur. Je ne m'en étais pas encore rendue compte mais lui l'avait compris et c'est pour ça qu'il était resté tout ce temps près de moi, se faisant tantôt omniprésent, tantôt distant.
Il faut quand même savoir que le temps est terriblement guérisseur. Je ne m'en étais pas encore rendue compte mais lui l'avait compris et c'est pour ça qu'il était resté tout ce temps près de moi, se faisant tantôt omniprésent, tantôt distant.
Un beau matin, en même temps que ma tête se réveillait, disparaissaient en moi les barreaux de la cage retenant mon coeur pour le laisser se libérer doucement. Ce matin-là il tenait ma main, il était là près de moi. Je ne sais pas depuis combien de temps nous étions proches ni depuis combien de temps nous marchions côte à côte mais à ce moment cela m'apparu, il était revenu dans ma vie, il était vraiment là pour moi, et j'étais prête à m'offrir corps et âme pour lui.
C'était un matin glacial d'hiver, le soleil était levé et éblouissait le ciel bleu parsemé de ça et là de quelques doux nuages. C'était un matin nouveau, un matin où le Bonheur reprenait sa place auprès de mon coeur et de ma tête, où le Bonheur commençait de nouveau à m'accompagner et m'aidait à porter mes tristes souvenirs et blessures. C'est grâce à lui que je suis de nouveau sereine, que les nuits sont moins froides et moins mélancoliques, que les mauvaises nouvelles sont plus surmontables et que l'amour renait dans mon coeur. Un amour non pas exclusif et témoigné à une seule personne, non celui-là il faudra plus de temps et de chemin pour qu'il renaisse un jour mais un amour pour la vie, un amour pour mes amis, ma famille, pour les personnes que je rencontre, et pour lui tout simplement, le Bonheur.
jeudi 13 février 2014
Ambre
"Si seulement tout pouvait être aussi parfait..." pensa-t-elle avant de s'endormir. Cette soirée avait été très prometteuse sur la suite de leur vacances entre amis. Julian les avait convaincu après de longs mois d'argumentation de se rendre dans la maison de vacances de son parrain en Espagne. Ce n'était pas la destination la plus originale mais elle restait la plus exotique qu'ils pouvaient s'offrir.
Pour que tous acceptent il avait avancé sa carte maitresse : une maison généreusement offerte, aux Îles Baléares qui était située en bord de de plage. Le plus gros problème qu'ils durent affronter était le prix du billet d'avion. Mais en s'organisant suffisamment à l'avance chacun y trouva son compte, et en ce début du mois de juillet ils s'envolèrent pour Majorque.
C'est ainsi qu'ils commencèrent leurs vacances dans une maison à leur merci, prêts à s'amuser et passer de merveilleuses vacances inoubliables.
Ils avaient prévus de sortir chaque jour pour se promener dans la ville ou faire un peu de sport et les soirs prendre un verre, aller dans un club ou bien manger sur la plage. Ils étaient jeunes, ils avaient économisés de leurs anciens job et ils étaient loin de tout, ils n'allaient pas se priver. Ambre qui avait un peu peur de rapidement s'ennuyer sur cette île bien que bien entourée se réjouissait de ce programme. Slimane avait réussi à ramener un peu d'alcool et ils prévoyaient de réaliser d'uniques cocktails sur le sable baléare autour de feux de joie. Ils trouvèrent un coin un peu désert dans une crique proche de leur maison pour s'isoler et ils s'imaginèrent seuls sur terre, perdus sur une île déserte... Ce soir-là justement ils avaient prévu d'y faire leur premier feu de camps et y cuire des beaux morceaux de viandes achetés dans la journée par Lydia et Léonie.
Tout le monde était excités à l'idée de passer son premier repas sur la plage. Ils étaient arrivés tôt dans la journée et les 7 amis avaient eu juste le temps de s'installer dans la villa rapidement, de faire un minimum de premières courses et de se baigner dans la piscine avant de décider de préparer un barbecue pour le diner. Ils étaient donc assez fatigués mais suffisamment motivés pour se répartir les tâches de leur première soirée efficacement.
Ambre devait s'occuper de préparer le feu. Elle était donc partie ramasser en retrait sur la plage des morceaux de bois. "Tu te la joues école buissonnière?" entendit-t-elle dans un chuchotement. Surprise elle lâcha le peu de bois qu'elle avait trouvé et se retourna vivement. "Oh mon dieu tu m'as fait peur Mathieu! Qu'est-ce que tu fais là, je pensais que tu étais allé avec Julian à la maison chercher les couverts et tout le reste ?
Ambre devait s'occuper de préparer le feu. Elle était donc partie ramasser en retrait sur la plage des morceaux de bois. "Tu te la joues école buissonnière?" entendit-t-elle dans un chuchotement. Surprise elle lâcha le peu de bois qu'elle avait trouvé et se retourna vivement. "Oh mon dieu tu m'as fait peur Mathieu! Qu'est-ce que tu fais là, je pensais que tu étais allé avec Julian à la maison chercher les couverts et tout le reste ?
- Oui c'est ce que je devais faire mais je t'ai vu partir toute seule, et quand Justine m'a dit qu'on ne devait pas trop tarder j'ai pensé venir t'aider à ramasser le bois à la place, c'est tout. Mais c'était aussi pour te surveiller pour voir si tu n'en profitais pas pour te tourner les pouces pendant qu'on s'activait tous !
- Ah c'est gentil mais tu sais je peux me débrouiller toute seule, et je n'oublie pas quand on me demande quelque chose à faire moi! le taquina-t-elle en référence à une ancienne soirée. Puis Julian va avoir du mal pour tout ramener seul tu ne penses pas ?
-Tu ne veux pas de moi ici c'est ça ? Excuse-moi je ne pensais pas te déranger avec ton rendez-vous avec la nature.... répondit-il faussement déçu.
-Ah euh non non ça ne me dérange pas que tu sois là, je me demandais juste si tu ne pouvais pas être plus utile ailleurs, je veux dire que tu n'avais pas besoin de venir m'aider spécialement..."
Ambre était à vrai dire un peu mal à l'aise par la présence soudaine de Mathieu à l'écart avec elle. Depuis quelques mois elle se sentait de mieux en mieux avec lui, leur complicité était de plus en plus forte et pourtant sa présence actuellement la rendait gauche et mal à l'aise. Se trouvant idiote elle essaya de reprendre ses esprits :
"Les effets de surprise avec la fatigue et dans la nuit noire c'est pas trop pour moi, mais maintenant que t'es là rend toi utile et au lieu de te moquer de moi, ramasse !
-Ah c'est mieux comme état d'esprit, je préfère quand tu prends les choses en main... laissa-t-il glisser dans un sourire.
-Tu as besoin d'être encouragé c'est normal, mais ne t'en fais pas tu es un grand garçon tout va bien se passer!" Elle répliqua sur le ton de la plaisanterie pour éviter une situation inconfortable pleine de sous-entendus douteux. De toute façon Ambre n'aimait pas les sous-entendus, ça la rendait folle de s'imaginer ce que voulait vraiment dire tels mots, tel sourire ou tel regard. Elle n'était pas prude ou gênée par les références sexuelles, mais venant de Mathieu et dans un cadre un peu trop intime étrangement ça ne la faisait plus du tout sourire.
L'aide de Mathieu se trouva en réalité vraiment utile, ils purent ainsi après une dizaine de minutes revenir avec assez de bois pour démarrer un beau feu. Julian était aussi revenu avec les assiettes et les couverts en plastiques, Justine avait improvisé une table avec des tapas sur une planche de bodyboard, Lydia avait préparé la nourriture sur les brochettes, Léonie finissait un énième arrangement pour la playlist et bien sur, Slimane préparait un ou deux cocktails spéciaux pour fêter le premier barbecue de la bande sur la plage de Majorque !
Une fois les préparatifs terminés, le feu allumé, les verres pleins, les 7 amis trinquèrent à la beauté de leur vie en espérant que tous les jours soient si simples et agréables.
La soirée était parfaite et la viande était en plus délicieuse, chose qui ravissait tout le monde! Lydia, Justine, Léonie, Julian et Slimane s'était lancé dans une danse des plus approximative autour du feu, l'alcool et d'autres éléments aidant leur folie à s'exprimer sur les rythmes des playlists estivales.
Pendant ce temps, Ambre regroupait un peu à l'écart les assiettes et couverts pour éviter de rendre le coin sale à cause d'eux. Elle utilisait cette excuse en réalité pour un peu s'éloigner du bruit et de la fête, elle aimait être juste spectatrice parfois. Pendant quelques minutes elle arrêta son activité et regarda ses amis danser. Son coeur se gonfla d'une chaleur douce. L'amour qu'elle ressentait pour eux était vraiment fort, elle était vraiment heureuse en cet instant de vivre ces vacances avec cette bande d'enfants intrépides qui étaient ses meilleurs amis.
"Tu t'es égarée jolie fleur ?" À nouveau, Mathieu la prit par surprise en venant lui parler dans son dos.
- Il faut vraiment que tu arrêtes de faire ça, je vais avoir une crise cardiaque à un moment donné ! riposta-t-elle encore un peu sous le choc. Et non du tout, je ne faisais que ranger quelques affaires.
- Tu ne préfères pas venir t'amuser avec nous ?
- Oh si, mais j'allais revenir après de toute façon, je ne rentrais pas, sois rassuré va.
- Je ne suis pas tout à fait rassuré de te voir toute seule à l'écart... mais je vais prendre ton excuse comme valable. "
Elle ne savait plus quoi répondre, elle n'avait pas envie de lui expliquer qu'elle aimait se sentir seule parfois pour mieux profiter de la compagnie de ses amis, se mettre un peu à l'écart pour mieux se sentir vivante lorsqu'elle était entourée. Il ne disait plus rien, et comme elle avait fini de ranger, ils restaient côte à côte, regardant leurs amis s'amuser, qui pourtant les appelaient, mais eux deux ne bougeant pas et leur faisant simplement signe que tout allait bien.
Soudainement, Mathieu prit la main d'Ambre et l'emmena au loin sur la plage. Encore une fois, le comportement de ce dernier la prit de court et elle ne su quoi dire, donc sans un mot elle se laissa guider main dans la main. Ce n'était pas la première fois qu'ils se tenaient la main, mais cette fois-ci cela semblait différent, il y avait comme une tension nouvelle dans cette poigne. Leur deux mains ainsi liées, tous deux seuls, marchant sur la plage sous cette nuit étoilée... tout cela créait une ambiance particulière.
Il n'y avait plus rien d'important mis à part eux deux, mis à part leurs mains ensemble... et c'est à ce moment qu'Ambre réalisa qu'elle était réceptive à des sentiments plus forts que de l'amitié pour Mathieu.
"Euh ... tu nous emmènes où ? Car en fait là on commence à bien s'éloigner, et je ne vois pas jusqu'où tu comptes m'emmener... " Finit par demander Ambre.
Mathieu se retourna face à elle, un grand sourire sur le visage.
"Tu n'a rien de précieux ou de fragile sur toi jolie fleur ? demanda-t-il.
- Non... J'ai tous laissé à la maison, je ne voulais pas perdre quoi que ce soit sur la plage si je n'étais plus en état de savoir où je me trouvais, si tu vois ce que je veux dire... répondit-elle sans comprendre où il voulait en venir.
- Et bien tout est parfait alors!" s'écria-t-il tout joyeux.
Puis à peine finit sa phrase, sans prévenir, il emmena Ambre en direction de l'eau en courant, en tenant toujours fermement sa main.
Elle se laissa entrainer, courant avec lui en se mettant à rire face au burlesque de la situation. Les deux amis en entrant dans l'océan si vivement perdirent l'équilibre, Ambre trébucha et tomba sur Mathieu, le poussant complètement dans l'eau.
- Je suis désolée! s'esclaffa Ambre. Quoi que de toute façon c'est toi qui m'a entrainé pour se baigner, je ne vois pas pourquoi je m'excuserai de t'y avoir précipité!
- Tu m'es quand même tombée dessus, je ne m'attendais pas à une entrée si violente! répondit-il gaiement.
- Tu veux nager ? Maintenant qu'on y est, autant en profiter un peu ...
- Pourquoi pas, on voit jusqu'où on peut aller ?
- C'est parti!" déclara-t-elle en joignant le mouvement à sa parole.
Ils se mirent donc à nager au large, leurs vêtements les gênant, ils avançaient lentement, silencieusement et ils profitaient tout simplement de cette sérénité que leur offrait l'océan endormit.
Au bout d'un moment Ambre s'arrêta et proposa de retourner vers la plage, elle nota aussi que si leurs amis les cherchaient ils pouvaient s'inquiéter de ne les trouver nul part. De retour là où ils avaient pieds Mathieu reprit la main d'Ambre.
" Tu sais je ne vais pas m'enfuir, tu n'es pas obligé de me tenir, se sentit-elle obligé de répondre.
- J'ai juste envie de te tenir la main... " Il se tut, et se tint face à elle.
Il a vraiment des yeux clairs, même de nuit on dirait qu'ils brillent, pensa Ambre. Puis, Mathieu passa sa main dans les cheveux rouges d'Ambre.
- J'aime beaucoup quand ils bouclent lorsqu'ils sont mouillés, ça te donne un air de sirène, comme Ariel un peu même si tu ne les a pas aussi long ....
Elle ne répondit rien, son coeur battait un peu plus vite que d'habitude. Elle se dit que c'était la première fois que quelqu'un lui faisait un compliment aussi beau. C'était enfantin, sincère et très doux. Ils restèrent ainsi, face à face, à moitié dans l'eau pendant un long moment. Il n'y avait pas besoin de mots, les mots en disant trop ou pas assez, seul le silence et leur regard suffisait en cet instant. C'était un moment hors du temps, et sous le ciel étoilé se tissaient les prémices d'un sentiment nouveau et innommable...
Tout le monde dormait de façon plus ou moins calme, plus ou moins confortable. Justine et Léonie n'avait pas eu la force d'ouvrir le canapé clic-clac et s'étalaient donc dessus dans un équilibre instable. Les autres avaient la chance d'avoir des lits prêts à l'emploi et n'avaient pas eu de problème pour se coucher paisiblement. Le canapé se partageait à tour de rôle, et vu que dans le groupe d'amis régnait une parfaite entente et complicité, il n'y avait aucun malaise de partage mixte de lits ou du canapé, ce qui simplifiait les choses !
La soirée avait été longue et très belle. Après le retour des deux nageurs, tout le monde s'installa sur des bout de bois ou à-même le sable autour du feu, le temps que Mathieu et Ambre se sèchent et les autres de se reposer de leurs danses. Lydia proposa un jeux de devinettes et d'histoires sans fin à se raconter ... Le jeu dura longtemps, chacun se rappelant d'une nouvelle blague ou d'une nouvelle histoire. La fatigue n'avait semblait-il aucune emprise sur eux sept. Le clapotis des vagues allant et venant sur la plage en fond sonore, sous le ciel étoilé méditerranéen, ils étaient transportés hors du temps autour de ce feu de joie sans cesse maintenu en vie par les éclats de rire et de bois. Slimane, le premier à avoir bu, a aussi été le premier à se laisser séduire par Morphée. Ce fût le signal pour les autres de rentrer se coucher, ce qui s'est avéré être un effort assez important. L'appel du doux sommeil était un moteur suffisant pour les faire arriver debout à la maison.
L'absence momentanée de Mathieu et d'Ambre auprès du groupe avait très peu fait parler au final, et même eux deux n'avait pas laissé leur escapade influencer le reste de la soirée. Le fait que rien en apparence n'avait changé ne signifiait pas que les esprits ne s'échauffaient pas dans l'ombre ... En effet, Ambre gardait un souvenir mémorable de ces instants volés en compagnie de Mathieu. Maintenant confortablement installée dans le lit à côté de Justine, dans le silence particulier de la nuit, elle se remémorait les yeux fermés la main de Mathieu, son sourire pour elle seule, sa voix lorsqu'il la complimenta... Puis ses pensées dérivèrent pour se porter sur son corps, son t-shirt mouillé, son corps qui se dévoilait dans le clair de lune juste pour ses yeux à elle. Ses joues s'empourprèrent, son corps ne restait pas indifférent à ces images de Mathieu et une douce chaleur commença à l'envelopper, et à descendre le long de son corps jusqu'entre ses cuisses .... Elle s'endormit rapidement accompagné par de doux fantasmes.
Pendant ce temps, Ambre regroupait un peu à l'écart les assiettes et couverts pour éviter de rendre le coin sale à cause d'eux. Elle utilisait cette excuse en réalité pour un peu s'éloigner du bruit et de la fête, elle aimait être juste spectatrice parfois. Pendant quelques minutes elle arrêta son activité et regarda ses amis danser. Son coeur se gonfla d'une chaleur douce. L'amour qu'elle ressentait pour eux était vraiment fort, elle était vraiment heureuse en cet instant de vivre ces vacances avec cette bande d'enfants intrépides qui étaient ses meilleurs amis.
"Tu t'es égarée jolie fleur ?" À nouveau, Mathieu la prit par surprise en venant lui parler dans son dos.
- Il faut vraiment que tu arrêtes de faire ça, je vais avoir une crise cardiaque à un moment donné ! riposta-t-elle encore un peu sous le choc. Et non du tout, je ne faisais que ranger quelques affaires.
- Tu ne préfères pas venir t'amuser avec nous ?
- Oh si, mais j'allais revenir après de toute façon, je ne rentrais pas, sois rassuré va.
- Je ne suis pas tout à fait rassuré de te voir toute seule à l'écart... mais je vais prendre ton excuse comme valable. "
Elle ne savait plus quoi répondre, elle n'avait pas envie de lui expliquer qu'elle aimait se sentir seule parfois pour mieux profiter de la compagnie de ses amis, se mettre un peu à l'écart pour mieux se sentir vivante lorsqu'elle était entourée. Il ne disait plus rien, et comme elle avait fini de ranger, ils restaient côte à côte, regardant leurs amis s'amuser, qui pourtant les appelaient, mais eux deux ne bougeant pas et leur faisant simplement signe que tout allait bien.
Soudainement, Mathieu prit la main d'Ambre et l'emmena au loin sur la plage. Encore une fois, le comportement de ce dernier la prit de court et elle ne su quoi dire, donc sans un mot elle se laissa guider main dans la main. Ce n'était pas la première fois qu'ils se tenaient la main, mais cette fois-ci cela semblait différent, il y avait comme une tension nouvelle dans cette poigne. Leur deux mains ainsi liées, tous deux seuls, marchant sur la plage sous cette nuit étoilée... tout cela créait une ambiance particulière.
Il n'y avait plus rien d'important mis à part eux deux, mis à part leurs mains ensemble... et c'est à ce moment qu'Ambre réalisa qu'elle était réceptive à des sentiments plus forts que de l'amitié pour Mathieu.
"Euh ... tu nous emmènes où ? Car en fait là on commence à bien s'éloigner, et je ne vois pas jusqu'où tu comptes m'emmener... " Finit par demander Ambre.
Mathieu se retourna face à elle, un grand sourire sur le visage.
"Tu n'a rien de précieux ou de fragile sur toi jolie fleur ? demanda-t-il.
- Non... J'ai tous laissé à la maison, je ne voulais pas perdre quoi que ce soit sur la plage si je n'étais plus en état de savoir où je me trouvais, si tu vois ce que je veux dire... répondit-elle sans comprendre où il voulait en venir.
- Et bien tout est parfait alors!" s'écria-t-il tout joyeux.
Puis à peine finit sa phrase, sans prévenir, il emmena Ambre en direction de l'eau en courant, en tenant toujours fermement sa main.
Elle se laissa entrainer, courant avec lui en se mettant à rire face au burlesque de la situation. Les deux amis en entrant dans l'océan si vivement perdirent l'équilibre, Ambre trébucha et tomba sur Mathieu, le poussant complètement dans l'eau.
- Je suis désolée! s'esclaffa Ambre. Quoi que de toute façon c'est toi qui m'a entrainé pour se baigner, je ne vois pas pourquoi je m'excuserai de t'y avoir précipité!
- Tu m'es quand même tombée dessus, je ne m'attendais pas à une entrée si violente! répondit-il gaiement.
- Tu veux nager ? Maintenant qu'on y est, autant en profiter un peu ...
- Pourquoi pas, on voit jusqu'où on peut aller ?
- C'est parti!" déclara-t-elle en joignant le mouvement à sa parole.
Ils se mirent donc à nager au large, leurs vêtements les gênant, ils avançaient lentement, silencieusement et ils profitaient tout simplement de cette sérénité que leur offrait l'océan endormit.
Au bout d'un moment Ambre s'arrêta et proposa de retourner vers la plage, elle nota aussi que si leurs amis les cherchaient ils pouvaient s'inquiéter de ne les trouver nul part. De retour là où ils avaient pieds Mathieu reprit la main d'Ambre.
" Tu sais je ne vais pas m'enfuir, tu n'es pas obligé de me tenir, se sentit-elle obligé de répondre.
- J'ai juste envie de te tenir la main... " Il se tut, et se tint face à elle.
Il a vraiment des yeux clairs, même de nuit on dirait qu'ils brillent, pensa Ambre. Puis, Mathieu passa sa main dans les cheveux rouges d'Ambre.
- J'aime beaucoup quand ils bouclent lorsqu'ils sont mouillés, ça te donne un air de sirène, comme Ariel un peu même si tu ne les a pas aussi long ....
Elle ne répondit rien, son coeur battait un peu plus vite que d'habitude. Elle se dit que c'était la première fois que quelqu'un lui faisait un compliment aussi beau. C'était enfantin, sincère et très doux. Ils restèrent ainsi, face à face, à moitié dans l'eau pendant un long moment. Il n'y avait pas besoin de mots, les mots en disant trop ou pas assez, seul le silence et leur regard suffisait en cet instant. C'était un moment hors du temps, et sous le ciel étoilé se tissaient les prémices d'un sentiment nouveau et innommable...
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Tout le monde dormait de façon plus ou moins calme, plus ou moins confortable. Justine et Léonie n'avait pas eu la force d'ouvrir le canapé clic-clac et s'étalaient donc dessus dans un équilibre instable. Les autres avaient la chance d'avoir des lits prêts à l'emploi et n'avaient pas eu de problème pour se coucher paisiblement. Le canapé se partageait à tour de rôle, et vu que dans le groupe d'amis régnait une parfaite entente et complicité, il n'y avait aucun malaise de partage mixte de lits ou du canapé, ce qui simplifiait les choses !
La soirée avait été longue et très belle. Après le retour des deux nageurs, tout le monde s'installa sur des bout de bois ou à-même le sable autour du feu, le temps que Mathieu et Ambre se sèchent et les autres de se reposer de leurs danses. Lydia proposa un jeux de devinettes et d'histoires sans fin à se raconter ... Le jeu dura longtemps, chacun se rappelant d'une nouvelle blague ou d'une nouvelle histoire. La fatigue n'avait semblait-il aucune emprise sur eux sept. Le clapotis des vagues allant et venant sur la plage en fond sonore, sous le ciel étoilé méditerranéen, ils étaient transportés hors du temps autour de ce feu de joie sans cesse maintenu en vie par les éclats de rire et de bois. Slimane, le premier à avoir bu, a aussi été le premier à se laisser séduire par Morphée. Ce fût le signal pour les autres de rentrer se coucher, ce qui s'est avéré être un effort assez important. L'appel du doux sommeil était un moteur suffisant pour les faire arriver debout à la maison.
L'absence momentanée de Mathieu et d'Ambre auprès du groupe avait très peu fait parler au final, et même eux deux n'avait pas laissé leur escapade influencer le reste de la soirée. Le fait que rien en apparence n'avait changé ne signifiait pas que les esprits ne s'échauffaient pas dans l'ombre ... En effet, Ambre gardait un souvenir mémorable de ces instants volés en compagnie de Mathieu. Maintenant confortablement installée dans le lit à côté de Justine, dans le silence particulier de la nuit, elle se remémorait les yeux fermés la main de Mathieu, son sourire pour elle seule, sa voix lorsqu'il la complimenta... Puis ses pensées dérivèrent pour se porter sur son corps, son t-shirt mouillé, son corps qui se dévoilait dans le clair de lune juste pour ses yeux à elle. Ses joues s'empourprèrent, son corps ne restait pas indifférent à ces images de Mathieu et une douce chaleur commença à l'envelopper, et à descendre le long de son corps jusqu'entre ses cuisses .... Elle s'endormit rapidement accompagné par de doux fantasmes.
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